Website Ribbon Diagonal Banner Web Design Webmaster Tool le blog de martine silber: marsupilamima,: blogs: interrogations. n°1! blogueurs invisibles sur les sites des journaux

mercredi 19 novembre 2008

blogs: interrogations. n°1! blogueurs invisibles sur les sites des journaux

Après presque trois mois de blogage intensif (la preuve, ma liste de blogs s'allonge démesurément), je me pose quelques questions. Ainsi, cela goise et dégoise sur les blogs (pas dans la presse) autour des rapports entre journalistes et blogueurs.Je ne vais pas ajouter ma pierre au moulin,il tourne à fond sans moi. En plus, cela m'est complètement égal que les uns soient jaloux des autres, que les uns et les autres soient complémentaires, que les ringards s'opposent aux modernes, etc.




Ce qui m'intéresse, par exemple,c'est de voir comment les journaux traditionnels en ligne traitent leurs blogueurs.

Je peux en parler d'autant plus qu'ayant eu deux blogs ponctuels sur le monde.fr au moment du festival d'avignon, j'ai testé la bête. La première année, cela ne s'est pas trop mal passé, la deuxième, en revanche, le gag. Pas signalé au début et pendant plusieurs jours d'affilée, résultats: 0 visites. Et cela a recommencé pour cause de 14 juillet, de départs en vacances des uns et des autres, bref, même en étant de la maison, l'invisibilité est garantie pour la majorité des inscrits.

Faut aller dans perspectives puis blogs puis regarder ceux qui ont été mis en valeur. Toutefois, on a aussi la possibilité de chercher parmi les blogs existants et on voit également s'afficher les dernières mis à jour. Allez, y a pire. Sur le figaro, c'est maison. Si il y en a d'autres, je ne les ai pas vus. Et sur libé, gros fouillis.


Passons aux hebdos: sur marianne, on clique sur blogueurs et on a les meilleurs blogueurs (sélectionnés par marianne): aujourd'hui (19 novembre), ce sont les trois même qui reviennent tout au long du menu. Sur l'Express, il faut lire en tout petit et en grisé, tout en haut au dessus du titre et hop: on dirait les petites vignettes qu'on nous donnait à la coop pour coller dans le cahier. Bien maison aussi, à voir en particulier, celui du rédac chef, Eric Mettout qui lui permet de parler "nouvelle formule". Au nouvel obs, les maison, à gauche, les autres, sur la colonne de droite (moins mis en valeur graphiquement).


Bref, les journaux avec équivalent papier, mettent des blogs à disposition de leurs lecteurs, mais on a l'impression que c'est pour faire joli et comme tout le monde.
Intéressant, ma foi: le site du quotidien britannique the independent



La presse en ligne: Rue 89 et Mediapart (site payant) offrent leurs colonnes à qui veut participer (et bosser gratis, on suppose). D'ailleurs, sur Rue, on ne parle pas de blogs, le lecteur est convié à envoyer des messages et hasta! C'est le principe de l'info à trois voies: journalistes, experts, internautes. Sur Mediapart, les blogs sont à part, mais peuvent être mis en une dans la colonne de droite intitulée le club, alors que le journal est à gauche. On est plus respectueux du lecteur, blogueur, commentariste sur ces medias puisque cela fait partie de leur charte de naissance.

Rien à voir avec le Huffingtonpost dont on nous rabâche les oreilles, mais TF1 n'est pas Foxnews, Le monde n'est pas le Wall Street Journal, et comme on l'a appris à l'école, on n'additionne pas les carpes et les lapins.

Photos: ms (pas de reproduction sans autorisation, comme tout le reste d'ailleurs)

8 commentaires:

eric a dit…

"Bref, les journaux avec équivalent papier, mettent des blogs à disposition de leurs lecteurs, mais on a l'impression que c'est pour faire joli et comme tout le monde."

Oui, et ces blogs là, bizarrement, on ne les lit pas. Pourquoi lire le blog d'Yvan Rioufol (à part si on aime Yvan Rioufol)? Ou les espaces du genre de celui de JM Aphatie, ce ne sont plus des blogs en raison du nombre de commentaires, un vaste défouloir.

En fait, je serais incapable de citer des blogs importants attachés à des journaux. A part ceux de P Assouline et F Pisani, mais eux, ont pris depuis longtemps une certaine distance part rapport au journal. Dans l'esprit du lecteur, leur blog est clairement identifié.

Eric citoyen a dit…

Hello,

Je suis d'accord avec toi ...

En plus (certains journaux) considèrent les blogs comme des concurrents ?

En tant que bloggeur, je ne serai "à priori" jamais un journaliste part contre des journalistes bloggeurs et ainsi de suite ... ça ne manque pas.

Ce n'est pas un reproche et encore moins un jugement.

Je me nourri des sites de journaux et donc des journalistes.

Même si je ne suis pas toujours d'accord, je les respectes ... l'inverse n'est pas toujours vrai.

Mais je pense que les choses vont évoluer, surtout avec des articles comme celui ci.

A mon avis la visibilité n'est qu'une affaire de volonté.

Bravo à toi & merci.

Cordialement


Eric

Le coucou a dit…

Voilà un billet lucide. Je ne m'étais encore jamais demandé s'il pouvait y avoir rivalité en blogs et presse. Il faut croire que oui, d'après votre analyse… Sans doute les professionnels peuvent-ils craindre une dispersion du lectorat, plus qu'une concurrence?

Roffi a dit…

Voir à ce sujet l'article paru ce matin dans Le Parisien : "Les jeunes jugent la presse écrite". Résumons : les jeunes trouvent la presse "trop chère, trop compliquée à lire avec un langage trop technique, de trop grand format, pas assez illustrée et ne ciblant pas assez les jeunes".
Instructif, non ? (et déprimant aussi !)
Pour ma part je reste une accro de la presse écrite - les Blogs sont passionnants aussi, tout cela peut être complémentaire...

martine silber a dit…

merci vraiment de vos points de vue. Je n'ai pas fait d'enquête de fonds, donc ce sont plutôt des choses relevées au hasard de mes lectures (ou l'expérience....)

J'ajoute toutefois, que le blog confié à un journaliste sur un site de journal peut servir aussi à le mettre (ou sa rubrique) en quelque sorte sur la touche.

brigetoun a dit…

par contre je lisais vos blog avignonnais, et pas à cause du Monde mais par Google.
Là c'est par François Bon que je vous ai retrouv&e

martine silber a dit…

amusant, non? je vus ai vue aussi hier sur tiers livre et voulais moi aussi vous saluer au passage....

Anonyme a dit…

Invention du lecteur de supports média numérique

Je fais des commentaires assez régulièrement sur quelques blogs et sites d'infos depuis septembre dernier. J'utilise un pseudonyme sur le web, toujours le même, depuis 1995 : egide.

C'est une mesure qui protège ma vie privée puisque sur internet, la persistance de la parole, nous ne pouvons pas la gérer. Le tableau digital ne s'efface pas. N'importe qui vous connaissant peut retrouver ce que vous avez écrit.

Je me sens bien singulier parce que je ne sais pas le parler-écrit, cette façon de pianoter comme on converse.

Donc mes commentaires son très écrits. Trop sans doute. Paradoxalement, je réclame le statut de lecteur critique. Critique dans le sens de vérification et d'approndissement de l'information que je consulte. Puisque Internet permet cela, une lecture non linéaire, hypertextuelle.

C'est sans doute ce qui nous rapproche des journalistes qui fondent leurs articles sur des sources a-priori. Alors que je me documente à postériori au cours de la lecture.

J'essaye de réagir en apportant une plus-value, soit en présentant l'info d'un aute point de vue que celui du rédacteur en complément, soit un précisant un pont particulier. En général, c'est plutôt bien accueilli. Il m'arrive de réagir à d'autres commentaires, souvent positivement quand j'ai l'impression d'apprendre quelque chose parfois négativement quand le commentaire est le support d'une information erronée. Je ne discute jamais les opinions.

Il y a le cas particulier des blogs littéraires sur lesquelles quand je commente, je revendique ma qualité exclusive de lecteur. Je ne fais jamais de remarques négatives. Soit c'est l'amorce d'un dialogue sur le contenu ou l'esthétique du texte, soit un échange sur les références sous-tendant le texte, soi, j'exprime les sentiment, les impressions que me produisent la lecture du texte toujours avec le souci d'être ce lecteur aimant les textes. d'auteurs.

Quelquefois, je suis accroché assez durement, pas d'insulte encore, mais des remarques désobligeantes et dépréciative non sur ce que j'ai écrit mais sur ce qu'on suppute de moi avec méchanceté. Dans ce cas, je fais remarquer que la déloyauté du procédé et propose un échange d'arguments. Souvent, ça s'arrète la.

J'ai proposé deux articles qui n'ont pas été publiés. Je ne sais pas pourquoi. Mais les rédacteurs ont toute l'attitude, à mon avis sur leur ligne éditoriale. Donc, je ne proteste ni ne relance. J'espère une réponse négative mais elles ne me sont pas parvenues.

Une fois, un de mes commentaires n'a pas été publié. Le sujet était très sensible. D'aileurs, l'article et les commentaires qui l'accompagnaient on été retirés de la publication. Sans doute une forme d'auto-censure. Pour le moment, il semble que je sois assez seul à revendiquer un statut de lecteur critique. Il est plus aisé de réagir à une information que de rédiger soi-même un sujet. Les commentateurs représentent un sub-lumpen proletariat de l'information numérique. Je ne crois pas qu'il existe une catégorie d'acteurs du web aussi mal considérée. Il faut reconnaitre que ce n'est pas complètement injustifié. Je crois, cependant que le plus important, c'est d'apprendre à lire le web, c'est vraiment complexe si on veut que cela soit enrichissant et à la hauteur des possibilités techniques de ce support média si riche en fonctonnalités.

 
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